
La pollution lumineuse est l'altération des niveaux de lumière naturelle nocturne liée à une émission de lumière artificielle.
Éclairer vers le sol !
Le ciel étoilé n'a pas besoin d'être éclairé, il est donc primordial de veiller à ce que la lumière soit correctement dirigée. De plus, même avec un lampadaire bien orienté, il faut veiller aussi à ce qu'il ne cause pas de lumière intrusive, c'est-à-dire qu'aucune lumière ne rentre chez les particuliers.

En effet, la plupart du temps, les humains sont actifs en début et en fin de nuit, autour du crépuscule et de l'aube. Il est donc judicieux de s'assurer que les éclairages soient éclairés au bon moment et peuvent être éteints quand ils ne sont plus utiles. En cas de conflit d'usage, il est aussi possible d'opter pour des détecteurs de mouvement, afin que l'éclairage soit actif au moment où il est nécessaire et s'éteigne après notre passage. Il est aussi possible de pratiquer des abaissements de puissance quand l'extinction de l'éclairage n'est pas possible.

De fait, de nombreux éclairages ont été installés à une période où éclairer était un signe de modernité et où nous ne connaissions pas encore tous les impacts causés par la lumière artificielle. Quand on commence à étudier une zone éclairée, la première chose à se demander c'est si le lampadaire est utile, ou si celui-ci peut être désisntallé. De multiples raisons peuvent exister : pas d'usage, lampadaires installés trop proches ou pas au bon endroit.
Les plantes et les animaux dépendent du cycle quotidien jour / nuit sur Terre pour assurer leur survie.
Les recherches montrent que la lumière artificielle nocturne a des effets néfastes, voire mortels, sur de nombreuses espèces. Même les espèces qui se sont adaptées à la lumière peuvent éprouver des difficultés. La lumière artificielle a également des impacts sur les espèces diurnes : perturbation de leur repos, voire difficulté à percevoir la différence entre la nuit et le jour.
En fait, l'éblouissement provoqué par des lampadaires mal orientés peut nuire à la sécurité des personnes et contribuer à la fois à la criminalité et aux accidents. En revanche, l'obscurité peut causer un sentiment d'insécurité chez l'humain.

Ce gaspillage d'énergie augmente les émissions de CO2 contribuant au changement climatique, et engendre des milliards d'euros de dépenses inutiles chaque année.
Il encadre la prévention, la réduction et la limitation des nuisances lumineuses.
Les dispositions prises par cet arrêté concernent aussi bien les espaces publics que les espaces privés, qu’ils soient ou non résidentiels.

Le remplacement du matériel pour permettre l’exctinction et des orientations de lumière vers le bas, s’est faite progressivement depuis 2020. L’année 2025 marque la fin de cette période d’adaptation avec le remplacement général des luminaires éclairants à plus de 50% vers le ciel dans le contexte de l’éclairage extérieur et des parkings.

Les installations existantes doivent aussi se mettre en conformité lors du remplacement de la source lumineuse. Cependant, à partir de janvier 2025, seuls les éclairages au sein de zones naturelles sensibles sont concernés par l’obligation de se mettre en conformité avec l’arrêté.
Ces dispositions crééent des situations à tiroirs en fonction des modifications apportées au matériel d’éclairage.

Premièrement, il est important de connaître les caractéristiques techniques des éclairages concernés (base de données) afin d'en assurer une analyse précise.
Une fois les critères établis, il est alors temps de s'interroger s'il est plus judicieux de les adapter, de les éteindre, de les supprimer...
Un éclairage à faible ou moyenne puissance
Adapter la température de couleur (<2 700 K)
Un flux lumineux orienté vers le sol et sans lumière éblouissante et/ou intrusive
Prévoir une extinction ou un abaissement de puissance dès que possible
Masquer la source de lumière et l'abaisser autant que possible
Ainsi, il peut être plus approprié d'utiliser des éclairages passifs au bord des routes ou pour favoriser le cheminement des pistes cyclables, d'adopter des lumières basses à détecteurs de passages.
- Un éclairage à faible ou moyenne puissance ;
- Un flux lumineux orienté vers le sol et sans lumière éblouissante et/ou intrusive ;
- Adapter la température de couleur (<2 700 K) ;
- Prévoir une extinction ou un abaissement de puissance dès que possible ;
- Masquer la source de lumière et l'abaisser autant que possible.
Ainsi, il peut être plus approprié d'utiliser des éclairages passifs au bord des routes ou pour favoriser le cheminement des pistes cyclables, d'adopter des lumières basses à détecteurs de passages.
